Equity credit (obligations hybrides)
La part d'une obligation hybride que les agences de notation traitent comme des fonds propres plutôt que comme de la dette, en général 50 %.
Les obligations hybrides perpétuelles (en France, ODIRNANE) sont des titres de dette sans échéance fixe, dont l'émetteur peut différer les coupons : elles se situent à mi-chemin entre la dette et les fonds propres. Au sens des normes comptables IFRS, elles sont souvent classées en capitaux propres, ce qui peut rendre la dette nette publiée trompeuse.
Pour juger du levier réel, les agences de notation (Moody's, S&P) appliquent un equity credit : elles considèrent qu'une fraction de l'hybride, en général 50 %, joue le rôle de fonds propres (elle absorbe les pertes, ne force pas de remboursement), et que l'autre moitié reste de la dette économique. Cette convention sert à calculer une dette nette économique plus prudente que la dette nette IFRS.
Un gros émetteur d'hybrides comme Engie présente ainsi deux niveaux d'endettement : une dette nette IFRS (qui exclut la part hybride logée en capitaux propres) et une dette nette économique plus élevée (qui réintègre 50 % des hybrides et les engagements de type dette comme le financement du démantèlement nucléaire). Pour un calcul de valeur d'entreprise ou un DCF, c'est la dette nette économique qu'il faut déduire.